Corridors migratoires de grands cétacés et activités humaines compilés sur une cartographie complète

En février dernier a été publié un rapport qui réunit sous forme de cartes mondiales et régionales illustrées, l’ensemble des routes migratoires empruntées par les grands cétacés couplé aux risques et menaces présentent sur leurs chemins : un appel à renforcer la coopération internationale pour maintenir la santé de nos océans 🌊
𝑼𝒏𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 « 𝒄𝒐𝒓𝒓𝒊𝒅𝒐𝒓𝒔 𝒃𝒍𝒆𝒖𝒔 »
De manière générale, les cétacés sont des « espèces parapluies », c’est-à-dire que leur protection et celle de leur environnement participent à la protection de nombreuses autres espèces vivant dans les océans. Ce sont des espèces mobiles, elles ne connaissent pas les frontières. C’est pourquoi, il est indispensable de choisir une approche plus globale qui inclut, en autres, les corridors écologiques, c’est ce que l’on appelle la conservation de la connectivité (Hilty et al. 2020).
Le but du projet « Protecting Blue Corridors » est de plaider en faveur d’une meilleur gestion des zones de haute mer en fournissant une vue d’ensemble de la situation aux décideurs et qu’ils travaillent ensemble à la formulation de politiques complémentaires pour un bénéfice cumulatif.
𝑼𝒏𝒆 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆 𝒄𝒐𝒍𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆
A l’initiative de ce projet, le WWF Australie a collaboré avec plus de 50 groupes de scientifiques internationaux pour obtenir des données issues principalement de suivi par satellite d’un millier de grands cétacés 🐳
A travers une série de cas d’études, les auteurs illustrent les « corridors bleus » émergents, certains points chauds où menaces (enchevêtrement dans des engins de pêche, collision avec des bateaux, pollution plastique-chimique-sonore, perte d’habitat, changement climatique) et zones de reproduction ou d’alimentation de grands cétacés se chevauchent.
Ce travail vise à aider au développement de plans de gestion à plus ou moins large échelle, avec l’identification de grands objectifs à atteindre d’ici 2030 ainsi que des propositions de solutions.
𝑳𝒂 𝒎𝒆𝒓 𝑴𝒆́𝒅𝒊𝒕𝒆𝒓𝒓𝒂𝒏𝒆́𝒆 : 𝒖𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒇𝒊𝒄 𝒎𝒂𝒓𝒊𝒕𝒊𝒎𝒆 𝒆́𝒍𝒆𝒗𝒆́
Si l‘on s’intéresse au cas d’étude de la mer Méditerranée, celle-ci est soumise à un ensemble de pressions humaines: au trafic maritime, à l’extraction des ressources naturelles, à la production d’énergie renouvelable ou encore à la pêche commerciale et artisanale. Parmi elles, celle du trafic maritime s’exerce fortement en Méditerranée occidentale (cf. figure) 🚢
Par rapport à sa petite surface (0,8 % des océans du monde), la mer Méditerranée est l’une des mers les plus fréquentées du monde puisque 30% du trafic maritime mondial y transite.
Or, les collisions avec les navires demeurent la cause principale de décès chez les grands cétacés tels que les cachalots (Physeter macrocephalus) et les rorquals communs (Balaenoptera physalus) régulièrement observées en Méditerranée nord-occidentale. Entre 8 et 40 rorquals communs sont tués par des collisions avec des navires en Méditerranée occidental par an.
Pour en savoir plus sur les mesures, les coopérations et les solutions pour la conservation des grands cétacés ➡ retrouvez le rapport dans sa totalité juste ici.

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