Conseils et expertise

Appuyer différents acteurs est une étape clé de la conservation des mammifères marins. À travers de nombreuses collaborations nous apportons aux professionnels, aux gestionnaires et aux décideurs des éléments concrets et un argumentaire robuste pour mettre en œuvre des stratégies de conservation.

Que faisons-nous concrètement ?

  • Nous accompagnons les politiques publiques en apportant une expertise dans des instances de consultations locales, nationales et internationales ;
  • Nous appuyons les professionnels dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de conservation.

Nos connaissances en conservation des cétacés englobent de nombreuses thématiques : état de santé et abondance des populations, menaces et risques pesant sur les mammifères marins, limitation de ces derniers, connaissance des enjeux de conservation, etc. Pour préserver au mieux les cétacés, nous valorisons nos connaissances scientifiques en les transmettant à différents acteurs et instances afin de favoriser et mettre en œuvre des stratégies de conservation.
Dans le cadre de nos missions de conseils et expertise, nous travaillons avec les professionnels de la mer, avec les acteurs de la conservation comme les aires marines protégées ainsi qu’avec les instances publiques.

Nos conseils aux professionnels

Nous souhaitons décloisonner la science et mettre nos connaissances au profit des professionnels de la mer afin de les aider dans l’amélioration de leurs pratiques. Nous travaillons, notamment, en étroite collaboration avec les opérateurs de whale-watching volontaires souhaitant bénéficier la certification « High Quality Whale-Watching® » et avec les compagnies maritimes afin de les accompagner dans leurs efforts pour limiter les collisions avec les cétacés, notamment à travers l’utilisation du dispositif REPCET®.

L’article 106 de la loi n°2016-1087 pour la reconquête de la Biodiversité, de la nature et des paysages, mis en application début 2017, oblige les navires de plus de 24 mètres battant pavillon français, naviguant plus de 10 fois par an dans le sanctuaire Pelagos ou le Sanctuaire Agoa à s’équiper d’un dispositif de partage des positions visant à éviter les collisions avec les cétacés . Aujourd’hui uniquement REPCET® correspond aux critères de cette loi. Ainsi, à ce jour 37 navires en sont équipés ainsi que 3 institutions (MIRACETI et les CROSS Méditerranée et Antilles-Guyane).

Nos conseils aux acteurs de la conservation - les AMP

Les aires marines protégées (AMP) répondent aux objectifs de protection de la biodiversité, favorisent la gestion durable des activités maritimes et des lieux de promotion du développement durable.

Afin que ces zones soient des environnements viables et durables pour les cétacés, nos connaissances sur les populations,  sur leur état de santé, sur les pressions pesant sur elles et les mesures permettant de limiter leur impact  permettent aux gestionnaires de mieux appréhender les enjeux et mettre en place des mesures adaptées. Notre équipe travaille en collaboration avec de nombreuses AMP de Méditerranée et d’Outre-Mer dans le cadre de prestations de services et de projets de Recherche et Développement. 

Nous accompagnons le Sanctuaire AGOA (Antilles françaises) dans l’amélioration des pratiques de whale-watching à travers notamment  la formation des opérateurs commerciaux proposant cette activité. Selon la Commission Baleinière Internationale (CBI), le whale-watching est, entre autres, un outil de sensibilisation à la préservation de la vie sauvage et aux besoins de conservation des baleines et des dauphins (Zeppel et al., 2008). Bien que les avantages de l’activité de whale-watching soient pluriels, tant au niveau économique que culturel et scientifique, elle peut générer des impacts négatifs sur les mammifères marins si elle est mal conduite. Il est donc important de former les opérateurs aux bonnes pratiques de conduite afin de limiter le dérangement des cétacés observés.   Pour en savoir plus sur le projet, contactez Morgane Ratel, Chargée de projets “Conservation”.

Notre équipe soutient les AMP dans la mise en place de programmes de surveillance des cétacés, notamment du Grand dauphin, au sein des zones protégées. Pour cela, nous appuyons les gestionnaires pour l’élaboration d’indicateurs “cétacés” afin de permettre un suivi sur le long terme de l’évolution des populations fréquentant les zones protégées et accompagnons les gestionnaires dans l’élaboration de programmes de suivi, cohérents avec les suivis en place à l’échelle de la façade et du réseau, pour évaluer régulièrement ces indicateurs. 

Nous formons également  les personnels des aires marines protégées afin que ces derniers aient toutes les clés en main pour mettre en œuvre un suivi de qualité et protéger les cétacés sur leur périmètre d’intervention. 

 

MIRACETI participe également à la réalisation d’état initial des populations de cétacés au sein des AMP afin de connaître les espèces résidentes et de mieux les protéger.

Vous souhaitez mener un projet en lien avec les cétacés au sein de votre AMP et vous avez besoin d’une expertise ? Contactez-nous à contact@miraceti.org pour nous faire part de vos besoins.

Notre appui aux politiques publiques

Selon Jean-Claude Thoenig, une politique publique est un concept de science politique qui désigne les « interventions d’une autorité investie de puissance publique et de légitimité gouvernementale sur un domaine spécifique de la société ou du territoire » (Thoenig, 2014). Pour appuyer la mise en place d’une politique publique de conservation et en tant que spécialiste des cétacés, nous avons à cœur d’aider les acteurs à mettre en place des mesures de préservation à travers des missions de conseil et d’accompagnement mais également grâce à la sensibilisation. Nous pensons qu’il est nécessaire de mener des études sur les cétacés dans le but de maintenir un bon état des populations. D’autre part, nous favorisons les collaborations et la concertation de tous les acteurs. 

Pour appuyer au mieux les pouvoirs publics, nous valorisons les résultats de nos études et recherches en les partageant pour améliorer la prise en compte des enjeux de conservation des cétacés dans les politiques publiques. Nous contribuons également à la mise en œuvre et au respect des politiques possibles en faveur de la préservation des cétacés à travers nos actions de sensibilisation.

Nous venons en appui aux différentes institutions de l’Etat en participant à des instances de concertation, scientifiques, techniques ou politiques. Notre participation permet, par exemple, d’élaborer et d’affiner le Plan national d’actions pour la protection des cétacés
MIRACETI est membre de nombreuses instances, telles que :

  • Le Comité Scientifique de l’accord ACCOBAMS : les membres du Comité Scientifique éclairent la Réunion des Parties ou les Parties par l’intermédiaire du Secrétariat, grâce à des informations scientifiques. Ils se réunissent au moins deux fois entre deux Réunions des Parties (tous les 3 ans).  
  • La Conférence des Parties à l’accord Pelagos : organe décisionnel de l’Accord, la COP adopte les recommandations émises par le Comité scientifique et technique. Elle se tient tous les deux ans, à tour de rôle, dans le pays signataire de l’Accord à qui revient à la Présidence. 
  • Le Conseil Scientifique et Technique de l’accord Pelagos : organe apportant aux Parties ses avis et conseils pour la mise en œuvre des objectifs de l’Accord, il appuie également le Secrétariat permanent dans la préparation des résolutions, des recommandations, lignes directrices, programmes de travail et priorités internationales.  
  • Le Conseil National du Sanctuaire Pelagos : organe de la Partie française du Sanctuaire Pelagos, représenté par le Parc national de Port-Cros, le Conseil National du Sanctuaire examine des mesures d’actions proposées par les groupes de travail et proposent les grands axes stratégiques du Sanctuaire. 
  • Le Conseil Maritime de Façade (CMF) : instance de concertation dédiée à l’élaboration des instruments d’orientation de la politique maritime intégrée à l’échelle de la façade, il émet des recommandations sur tous les sujets relevants de l’utilisation, de l’aménagement, de la protection et de la mise en valeur du littoral et de la mer. 
  • La Commission spécialisée “éolien flottant” du CMF : organe qui assure le suivi du développement de l’éolien flottant en Méditerranée, en analysant l’impact des projets de fermes pilotes et des projets de fermes commerciales d’éoliennes flottantes en Méditerranée sur l’environnement et sur les autres activités en mer. 
  • Le Conseil Scientifique éolien du CMF : instance qui vient en appui à la commission spécialisée “éolien flottant”. 
  • Le Comité scientifique du projet éolien Provence Grand Large : organe ouvert  aux associations environnementales reconnues et experts scientifiques des milieux marins et avifaunes, il définit et valide les protocoles ainsi que les résultats des suivis environnementaux menés sur le projet.
  • Le Comité de Pilotage du Réseau National Échouages : organe assurant la gouvernance, il évalue et valide les protocoles, les demandes d’utilisation de prélèvements et les nouvelles demandes d’autorisation d’intervention.
  • Le Comité d’évaluation du label High Quality Whale-Watching® : organe se réunissant chaque année pour évaluer le respect du cahier des charges sur la base des rapports de visites ralisées pendant la saison. 

Nous participons également à des réunions et ateliers de travail ponctuels, par exemple, pour l’élaboration du Document Stratégique de Façade pilotée par la Direction Interrégionale de la Mer Méditerranée (dans le cadre de la mise en oeuvre de la directive cadre « stratégie pour le milieu marin » (DCSMM) et de la directive cadre européenne « planification de l’espace maritime » (DCPEM)) ; pour  l’évaluation nationale de la liste rouge des mammifères marins, etc.. 

Nous pouvons également réaliser des missions de conseils ponctuels comme pour le développement du réseau Netccobams, où nous sommes venus en appui à l’ACCOBAMS et au WWF.